JNDP Liancourt 2011 - Compte rendu

Après avoir fait le cycle de tous les Tabagn’s Liancourt est le site choisi cette année pour cette journée nationale des délégués de promo. Nous retrouvons le lieu d’origine de la création de nos Ecoles. Plus de 50 délégués de promo sont présents à cette journée dont 16 des promos 208 terminant leur scolarité. Le doyen Bernard Couderc de Pa 42 est félicité. Grâce à la bonne organisation de Pierre Olier, cette journée s’est déroulée dans une ambiance très conviviale. David Megalophonos président en exercice ouvre la séance en soulignant que c’est sa dernière prestation. Un remplaçant doit être élu en mai à la prochaine AG de la société à Nancy. Il y a de nombreux excusés dont Jacques Cliton qui participe ce même jour au parrainage de la Cl.2010 en tant que grand Parrain (75 ans après l’entrée).

Le thème principal de cette journée est le parrainage. Le programme est prévu ainsi :
  • Présentation de la fondation par son président Jacques Paccard (Ch.64) 
  • Introduction de la journée thématique par David
  • Travaux en groupe et synthèse 
  • Visite du musée 

Présentation de la Fondation - Jacques Paccard (Ch.64)

Elle a été créée en 1977 et déclarée d’intérêt public en 1978. Ses activités ont un caractère philanthropique, culturel et social. Elles doivent satisfaire à une notion d’intérêt général.

En 2010, la Fondation a poursuivi l’amélioration de ses structures et de ses moyens. Un Conseil Scientifique va renforcer la pertinence de ses actions. Il aura pour missions principales de veiller à la cohérence des actions de la fondation avec les projets scientifiques et pédagogiques de l’Ecole.

Les missions de la Fondation sont distinctes de celles de l’association des ingénieurs A&M.

Elles comportent des actions de :
  • Mécénat pour le soutien à l’Ecole
  • Promotion des sciences et des techniques
  • Prêts à des ingénieurs qui souhaitent poursuivre des études après leur scolarité
  • Participation à l’activité Fer au Savoir
  • Valorisation et amélioration du domaine de Liancourt et gestion du Musée
  • Valorisation financière du patrimoine
  • La fondation abritée Handitecam
La fondation apporte aussi un soutien à l’opération OPTIM de promotion des études d’ingénieurs dans les classes défavorisées. 

Elle a la responsabilité d’attribuer plusieurs prêts dont : les prix Thérèse Bézier, les prix Garangeat, le prix Landreau, le prix du meilleur partenariat industriel. Elle participe à l’organisation du prix Chéreau Lavet.

En 2010, la Fondation a créé le prix « Alban Tixier », à la demande d’une donatrice, qui souhaitait honorer la mémoire de son fils (Cl197) prématurément disparu.

Sur le plan des moyens, la Fondation a déployé en 2010 un système de gestion des dons qui va permettre un meilleur suivi des donateurs. Sa base de données reprend l’historique des dons depuis 2008 et apporte une perspective nouvelle quant aux actions à conduire. Il est opérationnel depuis le début de l’année et tous les dons reçus depuis le 1er janvier 2011 y sont consignés.

La gestion de ses moyens est l’objet d’une attention scrupuleuse. Ses ressources proviennent des revenus du patrimoine pour 5%, des plus-values sur la vente d’immobilier issu de legs pour 37 %, de legs pour 20 %, de dons pour 37 % qui contribuent à des fonds dédiés, à des actions spécifiques et des fonds affectés à l’initiative de la fondation.

Les dépenses de la Fondation sont de 32 % pour Liancourt et la promotion des sciences et des technologies, 34 % pour des actions d’intérêt général en partie confiées à l’association et 16 % pour des actions dédiées (Mécénat, Handitecam, Résidences), de 12 % pour l’Ecole et des actions spécifiques, et le reste pour ses frais généraux.


Perspectives 2011

En 2011, la Fondation soutiendra l’Ecole dans sa stratégie de développement, notamment au niveau de l’ouverture internationale et de la formation et de la recherche technologique en réseaux.

Elle participera à la constitution pour une base de données « entreprise » qui permettra une plus grande cohérence dans l’approche des industriels et de déployer une véritable approche en réseau.

Des « Plateformes Technologiques Arts et Métiers » sont en cours de constitution et concerneront les domaines de la santé, de l’énergie et des transports, de la biomécanique, de la logistique, des matériaux et des procédés.

La mission d’initiation aux sciences et aux technologies sera accrue, en portant l’effort vers les technologies d’avenir : énergies renouvelables, numérique, robotique, et en incitant davantage les jeunes filles à se tourner vers le métier d’ingénieur.

A la charnière entre les actions d’initiation et de mémoire. La Fondation soutient résolument la démarche AMpédia qui ambitionne de constituer un des plus importants environnements d’échange de connaissance en réseau à la croisée du monde industriel et académique. Elle y apportera des moyens et son corpus de données bibliographiques et historiques.

Les activités de mémoire qui ont fait l’objet de développements importants ces dernières années avec, en particulier, l’édition de documents, le Musée Gadzarts et le centre d’archives se poursuivront dans un esprit d’ouverture autour de Liancourt et des Centres régionaux.


Parrainage

La thématique comprend 4 questions :
  1. Comment pérenniser les liens entre les parrains et les conscrits dans le temps ?
  2. Comment structurer les retours d’expérience ? Peut-on construire un rétro planning type de l’organisation ?
  3. Comment envisager le parrainage dans 5 ans ?
  4. Comment le parrainage s’inscrit-il dans la dynamique de la vie de promo ? Comment correspond-il à une renaissance de la vie de promo ?
Les témoignages des DP élèves montrent des pratiques différentes suivant les tabagn’s.
  • Pour Metz, il ressort une difficulté pour le parrainage à 15 ans avec une délicate fédération des participants. Il n’y a pas eu de suivi ultérieur
  • Pour Aix parrainage par les promos 83 et 58 avec la participation de nombreux archis. Il y a eu des échanges sur la vie familiale et la vie professionnelle des parrains. Une première rencontre a eu lieu à l’occasion du baptême de la promo.
  • Pour Châlons des rencontres ont été réalisées à la rentrée, pendant les usinages et les fignos. Au parrainage étaient présents 80 archis de la promo 83 et 30 de la promo 58.
  • Pour Cluny pas de DP de la promo 08 par suite d’une réunion de la promo à Paris avec les parrains. Témoignage du DP de Cl 02 qui rappelle qu’en plus du parrainage, il y a eu une réunion des promos à Paris en P3 avec un réel contact.
  • Pour Bordeaux avec le parrainage de la 83 il y a eu des contacts privilégiés avec certains conscrits.
Christophe Martinoni DDP de Me 208 ajoute : « On remarque une disparité entre les différents Tabagn’s : date de création, implication des promos parraines,…Les excuses sont nombreuses et variées ; On note néanmoins que l’événementiel est toujours la partie du parrainage qui marque le plus. En revanche ; il existe très peu de contacts personnels entre archis et PGs qui perdurent dans le temps.

Une remarque importante pour les futurs parrainages : faire venir les parrains la veille du parrainage pour qu’ils fassent leurs retrouvailles avant l’accueil avec les conscrits ».


Trois groupes de travail ont été constitués avec un thème défini.

La synthèse des propositions est présentée maintenant.

1 - Groupe de Philippe Riou (An.78) - Retour d'expérience du parrainage

La volonté des parrains
Créer un lien dans le temps avec les filleuls.
Donner l’exemple sur la vie d’un groupe constitué il y a 25, voire 50 ans.
Parfois, réveiller la promotion marraine elle-même.
Montrer les manips auxquelles on tient.

Les questions des parrains en devenir
Que peut-on apporter aux filleuls, que peut-on faire pour les aider ?
Quel type de relation pouvons-nous établir avec eux à plus long terme ?
Quelles activités les intéressent ?
Comment pouvons-nous nous y préparer au mieux ?

Le message reçu par les filleuls
Bonne image sur la cohésion d’une promotion, une vision de Gadzarts.
Manque d’informations croisées : il existe un lien, mais lequel.
Mais souvent seulement image de la fête, de l’événementiel, un peu simpliste.

Le constat partagé
Peu de liens poursuivis régulièrement, après la sortie des filleuls de l’Ecole, voire le week-end parrainage.
En 1ère année, les élèves sont moins réceptifs aux aspects professionnels qu’aux aspects traditionnel et fêtes.
A partir de la 2nde année les retours d’expériences professionnels intéressent de plus en plus, surtout en cas de période économique troublée. D’autres types de manip peuvent également être mises en œuvre.
Souvent, seuls restent quelques liens individuels.

Les attentes des filleuls
Un partage d’activités, des rencontres au-delà de la 1ère année à l’Ecole, bases d’un lien dans le temps. 
Des retours sur les expériences des parrains, tant personnelles que professionnelles.
Des informations sur le contexte économique.

Les objectifs déjà affichés
Il faudrait créer un lien, plus entre les promotions, même par sous-groupes, qu’entre personnes.
Une approche uniquement par famille ne donne souvent que des réunions de familles.
Une approche selon la proximité géographique semble plus efficace, car plus favorable à des rencontres.
Dès la première année, il faut préparer les filleuls à profiter de leur scolarité pour se préparer à leur projet professionnel. En effet, faire le bon stage (y-compris d’expertise) ou l’investissement dans la vie à l’Ecole peut aider à l’orientation. Cela correspond à préparer son CV.

Les attentes des parrains en termes de retours d’expérience
Des propositions de structuration du projet de parrainage.
Un besoin de rétro planning (adresses, budgets, modes de financement, thèmes à aborder, dates clés).
Par exemple, séparer le financement du parrainage de celui de la « vie ordinaire de promo » permet également aux DDP d’adresser des messages spécifiques. 

Identifier les types de difficultés et les pistes pour les surmonter :
  • La vie de promo a des hauts et des bas : les expériences des autres peuvent aider, elles sont extrêmement variées et leurs réactions sont également diverses.
  • Préparer des Photos / Fiches / CV avec commentaires ou autres pour se présenter aux filleuls.
  • Faire connaître les évolutions de l’Ecole : des rencontres à l’Ecole juste avant le parrainage.
  • Eviter l’écueil classique, les retrouvailles de la promo devant les filleuls.
  • La vision des parrains évolue entre années 1 et 3 : intégrer des adaptations, pendant que les filleuls sont à l’Ecole, en relation avec leurs aspirations.

2 - Groupe de René Brouillet (Cl.52) - Comment le parrainage s'inscrit dans la vie de promo ? Peut-il constituer une renaissance de la vie de promo ?

Le parrainage à 25 ans est un événement essentiel dans la vie d’une promo. Il est prévisible longtemps à l’avance, pratiquement depuis la sortie de l’école.

Le parrainage nécessite une anticipation plusieurs années à l’avance (de 5 à 10 ans) pour 3 raisons principales :
  • Organisation pratique du week-end de parrainage
  • Motivation pour la participation du plus grand nombre de parrains
  • Financement réparti sur plusieurs années.
L’organisation du parrainage ne doit pas être confiée aux seuls DP de la promo. Il est préférable de constituer un comité de parrainage dans la promo qui prend en charge toute l’organisation.

Afin de connaître les bonnes pratiques des parrainages précédents, un ou des responsables doivent participer aux réunions du Comité de parrainage du bureau DP. Il est possible aussi que ces responsables participent effectivement au parrainage de l’année précédente dans leur tabagn’s d’origine.

Si dans une promo les DP sont inactifs, il appartient à des camarades de promo de créer un comité de parrainage, à l’initiative du bureau des DP et des grands parrains éventuellement.

D’après les témoignages recueillis au groupe de réflexion, le parrainage correspond vraiment à une nouvelle dynamique de la promo.
Pour que cette dynamique soit efficace ; il est primordial que le fichier des adresses promo soir constamment tenu à jour, aussi bien pour ceux qui sont inscrits à la Soce que pour ceux qui ne le sont pas. Les non inscrits font toujours partie de leur promo.

Il est recommandé que les parrains participent à d’autres événements que le week-end de parrainage :
  • La réception dans les groupes régionaux
  • La journée de réception dans les tabagn’s
  • Le baptême de la promo
  • Le gala organisé par la promo
Toutes ces manifestations entretiennent la dynamique de promo.

Il est souhaitable que les parrains organisent la veille du parrainage une rencontre de retrouvaille (certains ne se sont pas revus depuis la sortie de l’école) afin de ne pas interférer avec le parrainage des conscrits.

Le parrainage est l’occasion de montrer que la promo vit après l’école, et que 25 ans après pour les parrains et 50 pour les grands parrains, la promo vit encore.

Le parrainage peut être collectif mais aussi individuel avec des groupes de parrains et de conscrits. Ceci constitue un autre aspect de la dynamique du parrainage.

Cette dynamique de promo créée à l’occasion du parrainage qui rassemble beaucoup de membres de la promo doit être ensuite entretenue dans le temps et c’est là le rôle essentiel des DP. Il est possible d’organiser des réunions communes avec les conscrits après leur sortie du tabagn’s. Il faut éviter que cette large participation au parrainage soit sans lendemain.

C’est là le rôle de l’animation des promos.

Remarques faites par les participants :
Le parrainage à 15 ans (cas de Metz actuellement) ne conduit pas à la même dynamique, les parrains étant en général originaires de plusieurs tabagn’s.
Le micro parrainage à 5 ans correspond à un autre objectif qui est de témoigner de l’entrée dans la vie active.

En conclusion : le parrainage apparaît bien comme l’occasion de dynamiser la vie d’une promo et de relancer les promos en sommeil, mais cette dynamique doit ensuite être poursuivie dans le temps.

3 - Groupe de David Megalophonos (Ch.93) et Yannick Lecam (An.95) Le futur du parrainage

Cet atelier s’est déroulé sous la forme de propositions émises par les participants et discutées par l’ensemble du groupe.

L’organisation actuelle des parrainages et la périodicité à 25 ans n’ont pas été remises en cause.

Les propositions qui ont été émises ont pour objectifs de profiter de la relation privilégiée entre archis et conscrits au cours du parrainage pour générer des liens intergénérationnels.

Proposition n°1 : Après le ou les week-end de parrainage, créer des liens individuels, par exemple organiser des rendez-vous (soirée, wix,…) en petits groupes (1 à 3 archis et 6 conscrits) avec des objectifs et des discussions professionnelles. 
Objectif : Que les conscrits utilisent le réseau de façon plus systématique.

Dans le cadre de ces échanges, des visites d’usine peuvent être par exemple organisées. 
Ce type de manip peut amener l’archi à réaliser un suivi de carrière du ou des conscrits.

Proposition n°2 : Anticipation du parrainage plusieurs années en avance par la prom’s qui va parrainer. 
Faire compiler les archis sur le fond du parrainage. 
Anticiper la participation financière
Manips régulières avant le parrainage 

« Le parrainage n’est pas seulement l’évènementiel, mais c’est l’accompagnement d’une prom’s conscrite. », 
« On ne s’était pas projeté sur le long terme, et c’était une erreur ».

Proposition n°3 : Dissocier la notion de parrainage de la notion de famille (vs parrainage Chalon’s). « La famille n’est qu’une (bonne) entrée en matière pour le parrainage ».

Proposition n°4 : Micro parrainage à 5 ans ou 10 ans. Intégrer la promo à 10 ans dans une manip de parrainage
Parrainage = conscrit + micro parrain + parrain + grand parrain + grand ² parrain

Proposition n°5 : Plusieurs manips au cours des 3ans, adaptées à la « maturation » des conscrits. 
Première an’s : démystifier le monde professionnel, organisation de visites d’usine, leur décrire des exemples de carrière et de parcours professionnel
Deuxième an’s : orienter leur réflexion, leur fournir des opportunités de stages, 
Troisième an’s : apporter des solutions, les aider dans leur recherche d’emploi

Proposition n°6 : Intégrer les parrains dans la vie des labos de l’école
  1. Subvention pour l’école.
  2. Proposer des projets à l’école afin de renforcer son image de « recherche qui trouve » en s’appuyant sur de vraies problématiques industrielles.
  3. Difficulté de confronter les professeurs et chercheurs aux exigences du monde industriel.
  4. Difficulté pour les parrains de lire les cursus de l’école.